Direction Nationale de la CNEH


  

Le samedi 4 février 2017 la Confédération Nationale des Educatrices et Educateurs d’Haïti (CNEH) a tenu une direction confédérale sur l’état de la situation éducative dans les départements.
Les rapports venant des responsables des fédérations établissent des failles catastrophiques dans la gestion des dossiers : qu’il s’agisse de nominations, d’arriérés de salaire, du fonctionnement des écoles nationales et des écoles dites ‘’ PSUGO’’.
Risque d’une année blanche
D’une part, les présidents des fédérations ont montré les écoles dont leurs portes sont fermées à Petit Goâve, à Jacmel, les enseignants qui abandonnent leurs salles de classes, les directions départementales du ministère de l’éducation qui ont perdu le contrôle de la situation.
Partout dans le pays, devant le silence des responsables, la colère des élèves et des enseignants augmente et cela risque de déboucher sur une année blanche.
Les écoles si elles continuent de fermer leurs portes, cela peut entrainer à terme le non tenu du Bac permanent.
La manifestation des étudiants à Nazon est un signe avant-coureur des manifestations à venir si les nominations et les arriérées de salaire ne sont pas honorées, si les écoles nationales ne reçoivent pas leurs frais de fonctionnement.
L’Etat ne peut opposer aux enseignants la caisse vide pendant qu’il a distribué de bons, des corbeilles, acheté des voitures neuves, payé des écoles fictives dites du PSUGO, fait des nominations hors normes.
La mainmise du politique sur le système éducatif
D’autre part, les délégués de cette direction confédérale ont établi la mainmise du politique dans le système éducatif.
Le système déjà fragile et vermoulu, subit les pressions, les influences de sénateurs et de députés. Le pouvoir de contrôle du sénat se mue en contrôle du pouvoir quitte à placer un ministre de doublure en vue d’ obtenir des contrats dans des sordides et solides transactions pour faire nommer leurs protégés au détriment des élèves et des enseignants.
Les petites manœuvres politiciennes torpillent le système, le « moupanisme » a remplacé le dialogue social avec les syndicats et les associations d’enseignants.
Que chaque institution, que chacun assume son rôle de sa place et à sa place. La complexité du problème éducatif passe par de sérieuses négociations avec les syndicats. Les problèmes, comme ceux des étudiants de l’école normale, les bacheliers sans offre de formation dans les régions du pays, le paiement des arriérés , la nomination des enseignants , l’application du décret sur le statut des enseignants ne peuvent se résoudre en misant sur des politiciens malhonnêtes et manouvriers qui trafiquent dans le clientélisme.
Ouvrir de sérieuses négociations avec les syndicats d’enseignants
Devant cette situation complexe la CNEH en appelle à la solidarité des enseignants pour que l’Etat assume ses responsabilités. Il faut des solutions urgentes et exceptionnelles pour sauver ce qui reste de l’administration de l’école haïtienne.

 

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