L’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) inaugure aujourd’hui un quatrième et dernier Centre de Ressources Frontalier (CRF). La POLIFRONT reçoit des véhicules.


  

Trois centres sont déjà opérationnels à Anse-à-Pîtres, Malpasse et Belladère. Ces structures permettent une meilleure identification, orientation et assistance aux migrants vulnérables, tout en offrant un espace de coordination équipé pour favoriser le renforcement des synergies entre les acteurs de protection locaux. Grâce à la collaboration avec l’Institut de Bien-Etre et de Recherches (IBESR) et l’Office National de la Migration (ONM), chaque CRF compte sur l’appui d’agents d’enregistrement formés dans la gestion des migrants vulnérables, y compris des enfants non-accompagnés ou séparés de leurs familles et les victimes de traite des personnes.

« Sachant que les femmes et les enfants sont les principales cibles des réseaux de trafiquants, je considère que cette initiative répond à de vrais besoins et permet d’atteindre les groupes les plus vulnérables et les plus exposés à la Traite des Personnes. Le CNLTP fera de son mieux pour appuyer et renforcer les Centres de Ressources Frontaliers » a indiqué Dr Thélot, Président du Comité National de Lutte Contre la Traite -CNLTP.

Depuis l’expiration en juin 2015 de la période d’enregistrement au Plan National de Régularisation des Etrangers (PNRE), l’OIM a enregistré plus de 230,000[1] migrants haïtiens dont 4,167 enfants présumés non-accompagnés ou séparés et 5 807 personnes à risque d’apatridie qui sont revenus ou ont été déportés vers Haïti. Ces chiffres témoignent de l’importance des besoins d’assistance et de réintégration sur toute la zone frontalière, principalement des femmes et des enfants. Les migrants arrivent dans des conditions très difficiles : sans aucune ressource, la faim au ventre, parfois blessés et sans moyen de communiquer avec leurs proches, ils sont démunis.

Dans ce contexte, l’OIM, appuyé par le soutien financier du Gouvernement du Canada met en œuvre un projet d’assistance pour ces migrants. « Le Canada est fier d’appuyer le projet ’’Aide aux enfants et femmes vulnérables dans les régions frontalières en Haïti’’ qui vise à améliorer les capacités des acteurs locaux dans leur lutte contre la migration irrégulière et la traite, et à mettre en place un mécanisme de référencement pour faciliter l’accès aux services de base pour la réintégration durable des migrants vulnérables, incluant les femmes et les filles» a précisé Carlos Rojas-Arbulu, Chef de la Coopération Canadienne en Haïti, lors de l’inauguration du centre.
Les Centres de Ressources Frontaliers permettent l’enregistrement volontaire puis le référencement des migrants vulnérables vers les structures d’assistance (centres médicaux, centres d’hébergement et autres structures appropriées aux besoins identifiés).
Ces CRF représentent la première structure étatique qui assure sur les quatre points frontaliers officiels, un retour digne et sécuritaire des migrants haïtiens dans leur pays d’origine. Les trois centres déjà opérationnels ont permis d’enregistrer, d’accueillir et d’orienter 287 migrants en détresse en 2018 (135 femmes et 152 hommes)[2]. L’ouverture du CRF de Ouanaminthe assure une présence sur la zone Nord, l’une des plus importantes en termes de flux migratoire.
« L’OIM prône une migration digne et sécuritaire et une gestion intégrée, sécurisée et efficace de la frontière. Cette approche est aujourd’hui matérialisée à Ouanaminthe avec l’assistance proposée aux migrants vulnérables dans le CRF, et grâce à la sécurisation de la frontière et de la lutte contre les trafics assurées par la présence de la POLIFRONT. Déployée depuis le 10 janvier 2018, ils ont déjà permis l’arrestation de trafiquants et le recouvrement d’importants frais douaniers. L’OIM espère ces deux composantes essentielles à la gestion d’une frontière internationale seront bientôt complétées par la mise en application du carnet frontalier», a déclaré Fabien Sambussy, Chef de Mission de l’OIM en Haïti.
La POLIFRONT reçoit des véhicules
La Police Frontalière, unité de la PNH créée en 2014, a démarré ses opérations le 27 décembre 2017 avec le déploiement de 91 policiers spécialement formés, sur la frontière séparant les villes de Ouanaminthe et de Dajabòn. Ce matin, l’OIM a aussi organisé une cérémonie de donation au quartier général de la Police des frontières du Nord-Est, à Morne Casse (Fort-Liberté) où deux véhicules Landcruiser ont été remis à la POLIFRONT en présence de Marc Justin, Directeur de la Police des Frontières et de l’Ambassade du Canada. Le généreux support du Canada assiste également la Police des Frontières Haïtienne à travers l’organisation de formations et la fourniture d’équipements adaptés pour restaurer la capacité opérationnelle de la base Morne Casse.
« Le Canada donne également un appui au projet ’’Soutenir et renforcer la création de la Police nationale des frontières haïtiennes’’ qui renforce leur capacité à faire respecter la sécurité, à reconnaître les droits et les besoins particuliers des migrants et à équiper un commissariat de dortoirs et d’équipement adaptés aux besoins des agents de police des frontières. Remerciements à l’OIM, au Gouvernement Haïtien et aux partenaires des projets pour l’ouverture du Centre de Ressources Frontaliers (CRF) à Ouanaminthe et le travail continu avec la police frontalière», a ajouté Carlos Rojas-Arbulu, Chef de la Coopération Canadienne en Haïti.
L’OIM réitère son soutien inconditionnel aux Ministères, autorités et institutions haïtiennes en charge de la Migration pour adresser les problèmes migratoires internes et externes auxquels l’état Haïtien doit faire face. L’OIM souhaite continuer à supporter le Gouvernement haïtien dans ses efforts pour assurer et promouvoir une Migration régulière et informée ; et protéger les migrants les plus vulnérables.

 

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